Le tarif d’une prestation d’infogérance va de 20 à 150 € HT par poste selon le périmètre

Le tarif d’une prestation d’infogérance va de 20 à 150 € HT par poste selon le périmètre

Des repères de prix pour chiffrer une infogérance

Les montants ci-dessous donnent des ordres de grandeur à comparer à périmètre équivalent. Ils sont exprimés en HT lorsque cette précision est disponible. Un prix par poste ne suffit pas à juger une offre : un serveur, plusieurs sites, des licences de sécurité ou un support 24/7 peuvent modifier sensiblement le budget final.

Infographie du tarif d'une prestation d'infogérance selon la formule, les équipements et le niveau de service
Infographie du tarif d'une prestation d'infogérance selon la formule, les équipements et le niveau de service
Profil ou composante Repère tarifaire Unité et périmètre indicatif
TPE, offre essentielle 20 à 80 € HT Par poste et par mois
Formule basique 30 à 60 € Par poste et par mois
Formule standard 60 à 100 € Par poste et par mois
Formule premium 100 à 150 € Par poste et par mois
PME de 10 à 50 postes 800 à 3 000 € Budget mensuel global
PME à infrastructure simple 500 à 1 500 € Budget mensuel global
Support utilisateur 20 à 50 € Par poste et par mois
Maintenance d’un serveur 100 à 300 € Par serveur ou forfait mensuel

Pour concrétiser l’estimation, une TPE de 8 salariés facturée 35 € HT par poste représente 280 € HT par mois pour le socle utilisateur. Ce montant ne couvre pas automatiquement le serveur, les sauvegardes, les licences ou les interventions physiques. Un environnement de 10 postes et 1 serveur peut ainsi se situer autour de 400 € HT mensuels, selon les éléments inclus.

Le mode de facturation change autant le prix que le niveau de service

Forfait par poste, par utilisateur ou forfait global

Le forfait par poste est facile à lire : chaque ordinateur géré ajoute un montant mensuel. Il convient aux entreprises dont les effectifs et le parc restent relativement stables. La facturation par utilisateur est plus adaptée lorsque chacun travaille sur plusieurs équipements, par exemple un ordinateur portable et un téléphone professionnel. Dans les deux cas, vérifiez si les serveurs, les équipements réseau et les comptes cloud sont facturés séparément.

Le forfait global convient davantage à une PME dont le périmètre est clairement défini. Il facilite la prévision budgétaire, mais doit préciser les seuils : nombre maximal de postes, de sites, de tickets ou volume de données sauvegardées. Sans ces unités d’œuvre, un forfait apparemment attractif peut entraîner des compléments réguliers.

Ticket, heure ou contrat hybride : utile pour les petits besoins

La facturation à la demande reste adaptée à une structure de moins de cinq utilisateurs ou à un besoin ponctuel. Une intervention à distance se situe généralement entre 60 et 120 € par heure, contre 80 à 180 € par heure sur site, hors déplacement. Des carnets prépayés peuvent réduire le prix de 10 à 20 %, mais ils ne remplacent ni une surveillance continue ni une gestion préventive du parc.

Un modèle hybride offre un compromis pratique : un socle mensuel couvre les mises à jour, le support courant et la supervision ; les projets, migrations ou déplacements sont chiffrés à part. Cette formule sépare les services prévisibles des interventions exceptionnelles.

Ce que le contrat doit réellement inclure

Une prestation d’infogérance ne se limite pas à dépanner les ordinateurs. Le socle attendu couvre habituellement le portail de tickets, l’assistance téléphonique, la maintenance corrective, le patch management et la supervision proactive. Le prestataire surveille les alertes et traite les incidents avant qu’ils n’interrompent le travail, dans la limite des horaires prévus au contrat.

  • Support et parc utilisateur : création de comptes, incidents logiciels, postes de travail, imprimantes et escalades techniques.
  • Infrastructure : supervision des serveurs, machines virtuelles, VPN, Wi-Fi professionnel, routeurs et équipements réseau.
  • Sécurité : antivirus, EDR, pare-feu managé, gestion des vulnérabilités et contrôle des mises à jour.
  • Données : sauvegarde externalisée, restauration, définition d’un PRA et, si nécessaire, d’un PCA.
  • Pilotage : inventaire, reporting, comité de suivi et recommandations d’évolution.

La sécurité et la sauvegarde sont souvent proposées en modules. Une sauvegarde externalisée de 100 Go peut représenter 50 à 150 € par mois. Un antivirus ou un pare-feu ajoute couramment 10 à 30 € par poste et par mois. L’hébergement cloud, les VM, le stockage et les licences tierces peuvent aussi être facturés séparément.

Le point souvent négligé est la boucle de restauration. Sauvegarder une donnée ne suffit pas si personne ne vérifie qu’elle peut être relue, restaurée dans le délai utile et remise à disposition avec les bons droits d’accès. Demandez la fréquence des tests, le RPO acceptable, c’est-à-dire la quantité maximale de données pouvant être perdue, et le RTO visé, qui correspond au délai de reprise. Ces éléments donnent une valeur opérationnelle au budget consacré aux sauvegardes.

Les variables qui font monter ou baisser le tarif

Le nombre de postes n’est que le premier indicateur. Un réseau mono-site avec des applications SaaS est plus simple à administrer qu’un environnement multi-sites avec VPN, serveurs virtualisés, cloud hybride ou exigences de disponibilité élevées. Les secteurs soumis à des obligations fortes de confidentialité ou de continuité demandent également un dispositif plus robuste.

Variable Effet sur le budget
Support en heures ouvrées 8x5 ou 24x7 L’astreinte et la couverture hors horaires ouvrés augmentent le forfait.
SLA Un délai de prise en charge de 1 heure coûte plus qu’un engagement à J+1.
Serveurs, sites et réseau Chaque équipement ou site ajoute de la supervision, de l’administration et parfois des déplacements.
Cybersécurité et conformité EDR, pare-feu, audit et surveillance renforcée élargissent le périmètre.
Cloud, stockage et sauvegardes Le volume, la rétention et les restaurations influencent les coûts récurrents.
État initial du système d’information Un parc ancien ou peu documenté implique souvent un audit et un onboarding plus importants.

Distinguiez les coûts récurrents des frais ponctuels : audit initial, reprise de parc, migration, documentation, achat de matériel, configuration de la sécurité et frais de déplacement. Cette séparation évite de comparer un abonnement mensuel incomplet avec une proposition plus transparente.

Construire un budget et comparer les devis sans angle mort

Commencez par un inventaire : utilisateurs actifs, postes, serveurs, sites, applications critiques, connexions internet, volumes de données et licences existantes. Définissez ensuite les horaires de support et les conséquences réelles d’une indisponibilité. Une messagerie arrêtée deux heures n’a pas le même impact qu’un outil de production indisponible pendant une journée.

  1. Cadrez le socle nécessaire : support, maintenance, supervision, sécurité et sauvegardes.
  2. Identifiez les options : intervention sur site, support 24/7, PRA, cloud, gestion réseau ou accompagnement stratégique.
  3. Demandez 2 à 4 devis détaillés avec les mêmes unités : HT, par mois, par poste, par serveur, par site ou par heure.
  4. Prévoyez 10 à 15 % de marge pour les évolutions de parc, les projets et les imprévus.
  5. Projetez le budget sur 12 à 24 mois, notamment si l’entreprise prévoit des recrutements, un déménagement ou une migration cloud.

Avant de signer, vérifiez les SLA de prise en charge et de résolution, les exclusions, les pénalités éventuelles, le nombre d’interventions sur site incluses et les conditions de révision tarifaire. La clause de réversibilité mérite une attention particulière. Elle doit préciser la restitution des données, de la documentation, des configurations et des accès lors d’un changement de prestataire.

Enfin, comparez le coût total avec l’alternative interne. Un technicien interne représente environ 4 500 à 5 800 € par mois charges comprises, sans garantir à lui seul la couverture des congés, de la sécurité, du réseau et du cloud. Un contrat d’infogérance de 2 000 à 3 000 € mensuels peut donner accès à une équipe aux compétences complémentaires. Cette solution reste pertinente uniquement si le périmètre, les engagements et les coûts hors forfait sont écrits noir sur blanc.

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